Polaris

Samedi 11 novembre 2006

Geeks attack !

Classé dans : En Vrac, Linux, Photo, Ubuntu — polaris @ 17:24


Geeks attack !
Originally uploaded by AlphaPolaris.

Mardi

Le matin, encore du brouillard, et le soir, il fait nuit quand je prends le train, ça va devenir technique de faire des photos… Dans le train qui me ramèhne à la maison, deux de mes voisins habituels discutent ordinateur, et même Linux. Cyril, le grand blond, vient de découvrir Ubuntu, alors que son vis-à-vis est un utilisateur aguerri de Debian.

Au cours de la conversation, Cyril succombe à un troll: il trouve l’interface Gnome peut réactive (il se plaint d’un délai d’ue à deux secondes quand il ouvre un menu), et il veut l’abandonner pour KDE. Je lui réponds que KDE est un excellent choix, mais je dégaine quand même mon portable pour lui montrer que chez moi, Gnome est très réactif, pas de latence sur les menus. Cyril demande alors si on peut faire communiquer les deux portables par wifi, et il crée une connection ad-hoc sur son portable. Du coup, notre voisin sort son PDA, un Zaurus sous Debian, et se connecte au réseau. J’en fait autant. Pendant une vingtaine de minutes, la geek-attitude se déchaine sur le pauvre TER, et je passe tout près de manquer mon arrêt. J’ai à peine le temps de descendre du train et de prendre une photo depuis le quai. Apparemment, la fête n’est pas terminée.

Mercredi 19 octobre 2005

Parallel Peer Programming

Classé dans : Code, Linux, Technique — polaris @ 22:09

Un execellent billet de Scott James Remnant, codeur pour Canonical (Ubuntu), à propos des méthodes de programmation modernes (“XP”, pour Xtreme Programming) et ce qu’il a réussi à en faire, à savoir le Parallel Peer Programming. En gros il mélange deux idées: le pair programming, où un codeur a le clavier et l’autre le guide tout en réfléchissant à la suite, et le test unitaire, où on écrit d’abord le programme “test” qui va vérifier si le code fonctionne, avant de modifier le code pour qu’il passe le test. Résultat: une session de travail en parallèle, avec un programmeur qui écrit les tests unitaires, et l’autre qui écrit le code pour passer les tests. C’est sans doute incompréhensible pour ceux qui ne sont pas là-dedans, mais moi ça me semble tellement lumineux que ça me donne vraiment envie d’essayer.

Samedi 10 septembre 2005

ESR vs. Microsoft: pan dans les dents…

Classé dans : Linux, Microsoft — polaris @ 16:56

Voilà bien longtemps que je n’avais rien écrit dans ce bloc-note. Pour tout dire, j’avais très envie de faire un billet sur les tenants et les aboutissants du récent vote européen sur la délicate question des brevets logiciels, mais l’activisme forcené d’un pro-patents ultra, au moment des faits, m’a un peu découragé. Bah, ce n’est pas grave, ça a été largement couvert depuis.

Eric S. Raymond est un avocat du logiciel libre. En fait, c’est un de ses plus virulents défenseurs, le rédacteur d’une bonne partie de la littérature associée au domaine, bref, un ponte. Peut-être agacé de voir ses meilleurs éléments démissionner pour aller bosser chez Google, les gens de chez Microsoft le contactent pour lui proposer un job chez eux, lui proposer un entretien d’embauche, la totale. Goguenard, ESR téléphone au contact, qui lui dit que son nom lui a été suggéré par quelques collaborateurs, ce à quoi Raymond répond qu’ils ont certainement voulu faire une blague à leur boss, et qu’il fera une réponse plus complète par mail. Évidemment, la réponse en question est un tir de grenaille à bout portant. Je conseille aux anglophones de la lire, le style est impayable. Pour les autres, je tente un bout de traduction, mais bon, c’est un métier, ça ne sera pas aussi bien que l’original.

Je serais tenté de vous remercier pour votre offre d’emploi, mais elle montre que vous ou votre équipe de recherche (ou les deux) seriez incapable de comprendre l’évidence quand bien même on vous la ferait rentrer dans le crâne à coups de battes de baseball. Que comptiez-vous faire du reste de votre après-midi? Proposer un boulot à Richard Stallman et à Linus Torvalds ? Ou vous seriez-vous contenté de quelque chose de plus simple, comme convaincre le pape Benoît XVI de présider une orgie sataniste?

Si vous vous vous étiez donné la peine de faire 5 secondes de recherches, vous auriez découvert que je suis celui qui a répondu au “Qui êtes-vous” de Craig Mundie par “Je suis votre pire cauchemar”, et que je ne suis effectivement pas loin d’être le pire cauchemar de votre compagnie depuis 1997. Vous avez peut-être entendu parler de ce truc, l’”Open Source”? Devinez qui en écrit la majeure partie de la théorie et de la propagande, et qui a convaincu IBM et les Fortune 500 à investir dedans ? Mais n’allez pas penser que j’essaye de détruire votre compagnie. Oh, non; je serais tout aussi déterminé avec n’importe quel autre monopole du logiciel propriétaire, et la communauté que j’ai contribué à fonder est bien partie pour arriver à ses fins.

Le jour où moi, je travaillerai pour Microsoft, On entendra les cochons grogner doucement dans le ciel, la lune ne sera pas seulement bleue, elle aura des pois multicolores, et l’enfer gèlera si fort que le soufre deviendra supraconducteur.

Mais je dois vous remercier d’avoir laché cette bonne blague sur mon après-midi. Le jour, dont j’espère qu’il n’est pas trop lointain, où je pisserai sur la tombe de Microsoft, j’espère sincèrement que vous ne serez pas éclaboussé.

Cordialement, Eric S. Raymond”

Mercredi 29 juin 2005

Astuce pour convertir les .EPS en .FIG

Classé dans : Code, Linux, PostScript, Technique — polaris @ 11:13

Ça ne servira sans doute qu’à moi, mais c’est déjà ça, et un étudiant désespéré tombera peut-être dessus via Google: on peut convertir les images eps (encapsulated postscript) en fichiers éditables avec xfig grâce à la commande pstoedit comme ça:

pstoedit -dis -f fig image.eps > image.fig

Comme xfig permet d’exporter vers plein de formats, y compris vectoriels, ça devrait suffire pour récupérer à peu près n’importe quoi. Pour extraire les fichiers .eps d’un document Postscript, utiliser psrip. Évidemment, tout ça c’est sous Linux (et autres *nix). J’en ai eu besoin parce que l’import .eps d’Inkscape ne fonctionne pas encore très bien.

Dimanche 24 avril 2005

Coexistence pacifique

Classé dans : Linux, Technique — polaris @ 22:37

Ça fait maintenant quelques jours que ma linuxienne de machine coexiste avec une consoeur vendue à l’ennemi, et ça se passe plutôt bien: elles se partagent l’accès au réseau, et quelques fichiers via Samba, voilà tout. Ah si, il a fallu que je bricole un peu quand même: je suis tombé sur synergy, un de ces utilitaires indispensables dés le premier contact, qui permet de contrôler plusieurs machines d’un réseau à partir d’un seul couple clavier/souris. Ça se met en place en 5 minutes, et une fois que c’est configuré, c’est magique: la souris “sort” de l’écran pour apparaître sur celui de la machine d’à côté, et le clavier suit le focus. Du coup, je reste sur ma machine, et les rares fois ou j’ai quelque chose à bricoler sur la Windows Box, je balance ma souris à gauche et je change de machine, littéralement. Un régal.

Un petit raffinement pour la configuration des drivers eagle-usb. Pour qu’ils se lancent au démarrage, faites un:

sudo update-rc.d eagle-usb defaults 20

et voilà, lancement du modem au démarrage. Pour le partage de l’accès internet, j’ai installé Firestarter, un petit firewall pour Gnome, qui a l’avantage de se configurer tout seul, ça suffira pour la dizaine de jours que j’ai à passer ici. Firestarter permet de définir facilement des politiques spécifiques pour les trafics entrants et sortants, donc j’ai fait un trou pour mon client bittorrent, forwardé deux ports à la Winbox pour charger la mule, et hop…

C’est bien quand tout ronronne…

Tricheur

Classé dans : Google, Linux, Technique — polaris @ 1:23

Cheater
Originally uploaded by Nold.

Encore un site à la noix qui va à la pêche aux clients en profitant de l’essor de Linux. Le lien “Suse Linux” ne pointe bien sûr pas vers le site de la distribution allemande, encore moins sur le site de microsoft comme pourrait le faire croire l’indication en vert en dessous de la pub. Non, il pointe sur un site de charlatan, ms-answers.com, qui propose d’accompagner les utilisateurs de Novell Netware 4.x et 5.x vers des solutions performantes à base de … Windows Server 2003, avec évidemment la formation et les services sur site qui vont bien. Cerise sur le gateau, le site, qui n’appartient pas à Microsoft, s’appuie sur les offres promotionnelles du géant de Redmond pour fourguer sa camelote. Évidemment, ce site n’est enregistré nulle part, n’appartient à personnen et disparaîtra sans doute rapidement. Mais quand même, je me demande s’il y a un moyen de signaler ce genre d’abus à Google…

Vendredi 22 avril 2005

Ubuntu Hoary + Sagem Fast800

Classé dans : Linux, Technique, Ubuntu — polaris @ 18:51

Bon, allez, je tire ma flemme pour écrire un billet qui pour une fois peut intéresser des gens: ça fait 3 jours que j’utilise un modem Sagem Fast800 sur un compte Cegetel adsl max dégroupé, et ça fonctionne à merveille. À la maison, je suis tranquille derrière un petit routeur Bewan — en fait, le boitier est livré comme un modem, mais c’est un routeur, si on lui parle gentiment — mais là je suis venu me mettre au vert quelques jours chez un ami pendant son abscence, et il a le fameux Sagem.

Alors évidemment, pour lui, c’est facile, il est encore sous Windows XP, le support des modems USB ne pose pas de problème. Mais moi, avec ma machine militante résolument Ubuntu, il fallait que je trouve rapidement une solution. Bonne nouvelle: le paquet eagle-usb existe dans les dépôts universe donc un petit apt-get… Argh. La machine n’est pas connectée au réseau, pas moyen de télécharger quoi que ce soit. Je vous ai déjà dit que je n’étais pas prévoyant ?

Donc je descend acheter un cable réseau, je tente de configurer la machine sous XP pour qu’elle me serve de passerelle, j’abandonne au bout d’une heure: c’est sans doute très simple, mais je ne sais pas faire. En désespoir de cause, je télécharge les sources directement (ça m’évite de télécharger 3 ou 4 paquets à la main, et comme ça je suis sûr d’avoir les derniers pilotes), je les transfère sur ma machine via ma clef usb, je compile, je lance, un petit coup de stress: pas de référence à Cegetel dans les choix par défaut. Je google un peu, je tombe sur un post dans un forum où le type s’est apparemment amusé à faire varier tous les paramètres un par un pour trouver la bonne combinaison, et en 20 minutes c’est bon: je suis connecté au Grand Ternet.

Pour mémoire, un petit diagnostic victorieux:

$ eaglediag
Diagnostic (1.21 2005/01/16) driver eagle-usb 20050423192957
# System Information
Linux dharma 2.6.10-5-k7 #1 Tue Apr 5 12:56:05 UTC 2005 i686 GNU/Linux
3.1
Linux version 2.6.10-5-k7 (snip)
version gcc 3.3.5 (Debian 1:3.3.5-8ubuntu2) used : 3.3.5 (Debian 1:3.3.5-8ubuntu2)
# module loaded ?        [ OK ]
# modem operational ?    [ OK ]
# Config vpi/vci/encapsulation/isp : 8 23 6 (pppoa) FR01
# pppd launched ?        [ OK ]
# Service for connection [ OK ]
# ping IP ?              [ OK ]
# test DNS resolution ?  [ OK ]

Et même si c’est un peu rasoir, le contenu du fichier /etc/eagle-usb/eagle-usb.conf, des fois que ça servirait à quelqu’un, vu que je n’arrive pas à remettre la main sur le forum qui m’a aidé.

$ cat /etc/eagle-usb/eagle-usb.conf
<eaglectrl>
#POTS FOR EAGLE
OPTN0=80008066
OPTN1=00000000
OPTN2=63600000
OPTN3=00000028
OPTN4=00600000
OPTN5=00000500
OPTN6=00000000
OPTN7=02FB0000
# OPTN15=09090909
OPTN18=00000000
OPTN19=00000000
OPTN20=11900002
OPTN70=218280AA
OPTN72=006F06EB
OPTN73=00010060

# VPI / VCI are in hexa (8, 23) is 8,35 in decimal
VPI=0000008
VCI=00000023

Encapsulation=0000006

Linetype=00000001
RatePollFreq=00000009
</eaglectrl>
STATIC_IP=none
ISP=FR01
LANG=fr
ASYNCHRONOUS_START=1

Bon, pour le coup, j’admet que ma maman n’aurait pas pu le faire…

Publié sur WordPress.